ah/OK

fruit de la passion

Claudia Carieri et Francesca Errani se découvrent une passion mutuelle pour le dessin abstrait il y a 6 ans, lorsqu’elles étaient encore employées pour une grande compagnie. Ensemble, ces deux designers créent AH/OK Studio à Milan et donnent vie à leurs dessins à travers l’impression textile. Une ligne de kimonos et de blouses voit alors le jour. Le contraste des couleurs est saisissant. Elles captent le regard et donnent aux pièces une chaleur et une luminosité.

Interrogées sur leur démarche, Claudia et Francesca nous parle de leur processus d’exploration.

« Dans un premier temps, nous dessinons les motifs sur différents supports. Nos techniques sont assez variées, cela va du collage à la peinture. Puis dans un second temps, nous imaginons ces motifs sur du textile. Dans cette phase là, nous explorons les variations de couleurs, la répétition des formes… Il nous faut à ce moment-là imaginer comment le motif peut s’adapter au mieux à la coupe du vêtement. Il n’aura pas les mêmes proportions sur un kimono ou sur une blouse. Notre fournisseur imprime ensuite ces motifs sur plusieurs mètres de tissus. »

Pour le tissu, AH/OK porte son regard sur des textures douces et fines comme la soie et la laine. « On travaille avec des fournisseurs locaux basés à Côme. Ce sont des personnes soucieuses de produire une impression de qualité. » Les coupes sont amples et offrent une liberté de mouvement. Le vêtement semble flotter sur le corps. «  Pour nous le vêtement donne vie aux motifs.  »

Edito: Alice Lahana

Crédits photo: Claudia Zalla

https://ahok.studio/

autres articles

une

Les mirages

L’espace est presque vide, seuls les murs sont habillés. Par la grande vitre de la galerie Chloé Salgado, on aperçoit d’abord une pièce en céramique de l’artiste Côme Clérino, fixée au niveau du regard. De l’autre côté, l’artiste Camille Benarab Lopez y a suspendu …

une

Men don’t play

Jeune photographe autrichien, Simon Lehner explore le concept d’hyper-masculinité à travers sa série Men don’t play.
Fruit d’une longue immersion dans des camps de simulation de guerre en Hongrie, son projet nous transporte dans …

une

La forme avant tout

Ce n’était pas une évidence. Il n’en rêve pas depuis tout petit. Pourtant face à ses objets, on se demande comment il a fait pour ne pas avoir la révélation plus tôt. Helder Barbosa s’était imaginé travailler dans la communication mais après des études qui n’éveillaient en lui ni la curiosité, ni l’enthousiasme, il éprouve l’envie d’exploiter ses mains plutôt que sa voix…

© L’Observatoire Magazine – 2019

Fermer le menu