johan viladrich

au bord de l'inadéquat

Basé à Rotterdam, le designer français Johan Viladrich parvient à créer une esthétique épurée grâce à une combinaison subtile de profils en métal. Les systèmes de fixation ne sont pas seulement visibles, ils dominent et offrent un caractère atypique à chacune des pièces.

On se laisse surprendre par l’étrange tension opérée pour modeler le banc RB03. Ici, Johan se débarrasse de la quincaillerie et pense un système simple et audacieux afin de maintenir l’assise contre les pieds. Des élastiques noirs contiennent l’ensemble en épousant chacune des surfaces. De cette astuce naît un équilibre entre des lignes droites et des formes tubulaires.

Interrogé sur sa pratique, Johan Viladrich raconte : « J’achète des profils tels que des tubes, méplats ou cylindres en dimensions standards de six mètres de long. Je les usine dans mon atelier à Rotterdam en faisant parfois appel à un artisan métallurgiste, en fonction de la complexité ou de la précision requise pour la mise au point de la pièce. »

« Je mets au point des objets utilisables mais au bord de l’inadéquat. » raconte Johan Viladrich.

La console CC03 et le banc CB01, présentés à Bâle lors de la foire Design Miami/Basel, questionnent les limites de l’objet fonctionnel par leurs dimensions volontairement inadaptées. Johan Viladrich dit imaginer « une réduction absolue de la structure de manière à visualiser l’expression la plus fondamentale de l’objet. »
Il appréhende les matériaux en concentrant son regard sur leurs normes industrielles et leurs spécificités. Il s’agit pour lui de produire des pièces en fonction de typologies déjà existantes.

Texte : Alice Lahana

Crédits photo: Johan Viladrich

https://johanviladrich.com/

autres articles

une

sutera

La jeune photographie européenne est à l’honneur au 104 , qui accueille jusqu’au 30 juin l’incontournable festival Circulations. Parmi les exposants, on se laisse surprendre par le travail de l’Italien Umberto Coa.

une

Les tribulations

En mars 2014, Stefanie Moshammer, photographe Autrichienne, en séjour à Las Vegas, découvre à sa porte un homme, Troy C. Il dit être à la recherche de son ex-petite amie. Quelques jours plus tard, elle reçoit une lettre d’amour. L’inconnu est tombé..

une2

penser les bases

Basé à Copenhague, Aure Studio offre une vision épurée et sensible de la mode. Préoccupé par les questions environnementales, ce groupe de créateurs nous invite à …

© L’Observatoire Magazine – 2019

Fermer le menu